10 photos indispensables pour ton restaurant
Un client qui hésite entre ton resto et celui d'à côté passe en moyenne quelques secondes sur ta fiche Google (ou insta) avant de trancher. Quelques secondes.
Pas le temps de lire ta carte, pas le temps de lire ton histoire touchante sur le terroir. Juste le temps de regarder tes photos et de se dire "ouais, ça a l'air bien" ou de scroller vers le suivant.
Il regarde les images
L’assiette lui plaît ? La salle lui donne envie ? L'ambiance correspond à ce qu’il cherche ?
Il comprend ce qu’il va vivre chez toi ? En quelques secondes, il se fait déjà une idée.
Ok mais il regarde quoi ?
Tout ce qui peux lui donner une indication sur ce qu’il va manger, l’ambiance & l’atmosphère du lieu (on cherche pas le même endroit pour attabler une bande de 12 potes rugbymen que pour un date en amoureux ou les 80 ans de tata Odette).
C’est pour ça que, quand je réalise un reportage photo pour un restaurant dans le 64 ou le 40, je ne cherche pas simplement à faire une jolie série d’images. Je pense surtout à ce que tu vas pouvoir en faire après le shooting.
Bref, voici 10 catégories de photos indispensables pour tout resto
Les plats évidemment
C'est la base, mais une base mal exécutée coûte cher (la team souvent en vadrouille chez nos voisins espagnols et leur manie de tout afficher en photo râté peuvent en témoigner non ?)
Évidemment. Pas forcément besoin de photographier toute la carte. Commence par les plats que tu veux vraiment mettre en avant : ton plat signature, celui qui change à chaque saison, ton dessert incontournable ou la formule du midi que tu veux remplir.
Les closes up
Une texture qui coule, une croûte qui craque, un glaçage qui brille, une herbe posée au dernier moment, un détail de plat, des matières premières. Le gros plan permet de ressentir ce qu’on va manger et les ingrédients.
Ces images sont particulièrement pratiques pour les réseaux sociaux, les stories ou pour varier les publications sans ressortir systématiquement la même photo de plat.
La carte des boissons, la grande oubliée
Le cocktail signature, la sélection de vins, la bière pression qui coule, le café en fin de repas. C'est souvent ce qui pousse un client à rester pour un deuxième verre au lieu de filer. Et le deuxième verre, tu le sais, c'est là que se fait la marge.
Une jolie image de ta sélection de vins peut par exemple être beaucoup plus pertinente pour une publication qu’une douzième photo de ton burger sous le même angle.
L’équipe au naturel,
Complicité en cuisine, moment entre deux services, un fou rire, une discussion, une photo de groupe qui ne fait pas trombinoscope... Ce sont ces images qui mettent des visages derrière le restaurant.
Les gens réservent plus facilement chez des humains que chez un logo.
Les portraits du chef et de l'équipe
Oui, c’est différent. Le chef en solo, l'équipe en duo, un sourire franc ou un regard sérieux selon l'image que tu veux renvoyer. Ça sert pour ton site, pour un article de presse locale, pour une interview.
Et ce jour-là, tu seras bien content de ne pas avoir à fouiller ton téléphone dans l’espoir de retrouver une photo potable (prise à la soirée d’inauguration il y a 3ans dans un bar sombre après 4 gin to’)
La salle et l’ambiance
Ta salle peut être canon. Mais si elle n’apparaît nulle part, personne ne le sait.
Je pense notamment à une vue depuis une table, une partie de la salle en plein service, un détail architectural ou une ambiance plus calme avant l’arrivée des clients.
Choisir un restaurant, ce n’est pas seulement choisir ce qu’on va manger. C’est aussi choisir où on va passer deux heures. Déjeuner professionnel, dîner à deux, anniversaire, repas entre copains... l’ambiance compte.
Les coulisses et les préparations
La découpe précise, le dressage d'un élément technique, les mains dans la farine, un geste répété mille fois qui devient un réflexe. Ça raconte le métier mieux que n'importe quel paragraphe sur "des produits frais et de saison" que personne ne lit vraiment.
Le dressage et l’envoi
La pince qui vient poser le dernier élément. La concentration avant l’envoi. Une série d’assiettes prêtes à partir. Le coup de feu.
Ces photos racontent quelque chose qu’une simple photo de plat ne peut pas montrer : le travail nécessaire pour que ce plat arrive devant le client.
La vente à emporter si tu en fais,
Personne ne devine tout seul que ton resto fait aussi du click and collect. Un plat emballé prêt à partir, une file de boîtes sur le comptoir, le geste de remise au client : ça dit "on peut aussi te nourrir sans que tu poses tes fesses ici" en une seconde, sans avoir à l'écrire nulle part.
Et ce type d’image peut aussi servir directement sur Google, ton site ou une publication dédiée.
L'expérience à table
Un service sous cloche, une mise en scène au moment du dessert, un geste de sommellerie, la fumée d'un plat qu'on découvre à table. C'est ce genre de photo qui distingue un repas d'un souvenir, et que les clients repartagent eux-mêmes en story. C'est gratuit, et c'est la meilleure pub qui existe.
Et après le shooting, elles servent où ?
C’est là que je trouve qu’un reportage photo de restaurant devient vraiment intéressant. C’est pas juste une jolie galerie que tu regardes une fois en te disant : « Elles sont belles, quand même !»
Une même banque d’images peut alimenter bien sur ton compte Instagram. Mais aussi (et surtout je dirais même) ta fiche Google (tout le monde n’a pas Insta par contre 99% des gens cherchent quelque chose sur Google), ton site internet, ta page de réservation, ta page de commande en ligne, tes menus et supports imprimés, tes relations presse, etc.
Elles peuvent travailler pour ton restaurant pendant des mois et sur plusieurs supports.
C’est exactement ce que je cherche à construire lors de mes reportages photo pour restaurants à Pau, mais aussi dans le Béarn, le Pays Basque et les Landes.
Et puis entre nous,
Ça t'évitera que 12 coupes mulets gâchent une demande en mariage ou les 80ans de tata Odette.
Et aussi de récolter un avis négatif d'un côté parce que "c'était trop bruyant" et de l'autre parce qu'il n'y avait "pas de télé pour le match".